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مشاهدة النسخة كاملة : Le Zénith punit le Bayern


REZKI
03-05-2008, 03:47
ZÉNITH
SAINT-PÉTERSBOURG -BAYERN MUNICH : 4-0(2-0)v

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Beau temps. Pelouse moyenne.
21 500 spectateurs environ. Arbitre :
M. Övrebö (NOR).
Buts : Pogrebniak (4e, 73e), Zirianov
(39e), Faizuline (54e). Avertissements.
– Zénith Saint-Pétersbourg : Pogrebniak
(76e) ; Bayern Munich : Toni
(67e), Lell (81e).
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ZÉNITH SAINT-PÉTERSBOURG :
Malafeev – Gorchkov, Chirokov, Krizanac,
Anioukov – Timochtchouk
(cap.),Denisov(Ionov,90e),Zirianov–
Dominguez (Lee, 89e), Faizouline –
Pogrebniak. Entraîneur : D. Advocaat
(HOL).
BAYERN MUNICH : Kahn (cap.) –
Lahm, Lucio, Demichelis, Jansen (Lell,
46e) – Schweinsteiger, Van Bommel,
Zé Roberto (Podolski, 46e), Ribéry –
Klose (Sosa, 63e), Toni. Entraîneur :
O. Hitzfeld.


SI LA FINALE de la Ligue des champions
opposera deux clubs anglais
en Russie (Moscou, le 21 mai), un
club russe disputera en Angleterre
celle de l'UEFA (Manchester, le
14 mai). En corrigeant le Bayern
Munich (1-1, 4-0), le Zénith Saint-
Pétersbourg a frappé un grand coup
sur la scène européenne. Après avoir
écarté Villarreal, Marseille et le
Bayer Leverkusen, il est venu à bout
du grand favori de la compétition, le
Bayern Munich, qui devra se contenter
d’un doublé Coupe-Championnat.
Cette saison, c’est la seconde
qualification pour une finale européenne
d’un club détenu par des
capitaux russes, après celle du Chelsea
d’Abramovitch. Le Zénith, sponsorisé
par le géant Gazprom depuis
deux ans, est monté en puissance,
jusqu’à remporter le Championnat
au détriment du Spartak Moscou.
Bien organisée et dangereuse sur
chacune de ses incursions, la formation
entraînée par Dick Advocaat
s’est parfaitement acquittée de
l'absence de son redoutable ailier
Andrei Archavine, suspendu. Le
Bayern Munich fut cueilli à froid par
un coup franc puissant de Pogrebniak
(4e), qui passait entre Schweinsteiger
et Ribéry, composants malheureux
d’un mur fissuré. « Nous
avons livré une prestation catastrophique,
lâcha Hitzfeld quelques
secondes après le coup de sifflet
final. Nous avons manqué de réalisme,
tout en commettant un
nombre incalculable d'erreurs
défensives. Nous avons laissé trop
d'espaces au Zénith, qui a été redoutable
en contre. Je ne suis pas
furieux, mais il y a des jours comme
ça où rien ne fonctionne. » Pour une
fois transparent, Luca Toni nemâcha
pas ses mots : « Nous avons tout loupé.
C'est incontestablement notre
plus mauvais match de la saison.
Nous nous excusons auprès de nos
supporters. »

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Jusqu’à présent costauds à l’extérieur
dans cette compétition (aucune
défaite et au moins un but marqué à
chaque rencontre), les Munichois
ont, hier, cruellement manqué
d'imagination et d'allant pour espérer
atteindre la finale. Oliver Kahn,
auteur de son 142e et dernier match
européen, ne pourra pas prendre sa
retraite sur un troisième titre continental
(après la Coupe de l'UEFA
1996 et la Ligue des champions
2001).
La leçon de football
du Zénith
Ce Bayern-là n’avait pas les armes
pour contrer la maîtrise et l’efficacité
russes. Les protégés de Hitzfeld ne
concrétisaient pas leur domination
de la première demi-heure. Un tir
cadré de Ribéry (19e), repoussé par
Malafeev, et une tête de Toni juste
au-dessus (26e) inquiétaient tout
juste l'arrière-garde du Zénith. Les
Russes profitaient pêle-mêle de
l’inefficacité offensive et de la passivité
défensive de leurs hôtes,
amorphes, pour aggraver la marque
à six minutes de la pause, sur une
action de classe de Zirianov (39e),
feinte de corps à l’entrée de la surface
suivie d’une frappe croisée
imparable.
En seconde période, le Bayern évoluait
avec trois attaquants après
l'entrée en jeu de Podolski. Ribéry,
trop esseulé, demeurait cerné par
une formation russe compacte et
intelligente dans son replacement.
Une tête magistrale de Faizouline
(54e), sur une contre-attaque rondementmenée,
enfouissait les derniers
espoirs allemands. En pleine
confiance, usant de ce jeu court et
rapide si typique, le Zénith corsait
l’addition par Pogrebniak, plein de
sang-froid, à la réception d’un centre
en retrait de Dominguez (73e).
L'attaquant russe inscrivait son
onzième but de la compétition,
dépassant ainsi Toni, son homologue
du soir, d’une unité. Mais trois
minutes plus tard, le héros du match
récoltait un carton jaune pour un
coup de coude sur Lucio. Privé de
finale, il quittait la pelouse tête
basse. Dans deux semaines, ses coéquipiers
tenteront de lui offrir la
Coupe de l’UEFA, sur les traces du
CSKA Moscou, premier vainqueur
russe d’une compétition européenne,
en 2005, face au Sporting
Lisbonne (3-1).