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25-05-2008, 22:11
C'était plus et moins qu'un match de tennis qui opposait dimanche Gustavo Kuerten à Paul-Henri Mathieu sur le central de Roland-Garros.
Moins qu'un match de tennis parce que de match, il n'y en eut pas, le Français, 19e mondial, dominant aisément l'ancien triple vainqueur du tournoi 6-3, 6-4, 6-2. Plus qu'un match, car c'était le dernier de "Guga" sur la terre battue des Internationaux de France qui l'ont consacré en 1997, 2000 et 2001.
Il y eut bien, dans cette partie de moins de deux heures, quelques faux espoirs de retrouver le tennis flamboyant des belles années du Brésilien, notamment dans la deuxième manche, lorsqu'il remonta un break de retard pour égaliser à 4-4.
Mais les problèmes récurrents à la hanche qui empoisonnent la fin de carrière du joueur de Florianopolis, invité cette année par les organisateurs, ne lui autorisent aujourd'hui qu'un tennis par à coups insuffisant pour dominer le protégé de Mats Wilander (http://fr.sports.yahoo.com/te/profile/569.html).
Ces douleurs se réveillèrent d'ailleurs à la fin de la deuxième manche, lorsque Kuerten dut faire appel au soigneur pour se faire masser le dos.
Mais ce qu'attendait le public, brandissant des messages d'amour à celui qui avait dessiné un coeur sur l'ocre parisien au soir de son dernier titre, c'était surtout de pouvoir dire adieu à cet intermittent du tennis.
Pendant toute la partie, "Guga" prit ses erreurs et les carences de son jeu avec le sourire. Ses rares volées gagnantes aussi. Les larmes vinrent plus tard.
Une hola salua le dernier jeu d'une partie au goût un peu amer, alors que Kuerten massait, au changement de côté, le cou de son adversaire.
Guga sauva une balle de match avec la même liesse que s'il avait gagné le match, avant d'achever sa carrière sur une amortie ratée. Il resta longtemps prostré sous une serviette, pour savourer encore ces dernières minutes de bonheur, avant de se voir remettre par le président de la fédération française, Christian Bîmes, une tranche du court central. Une vraie tranche de vie.
"Ici, c'est ma vie, ma passion, mon amour", lança-t-il dans un français hésitant, des sanglots dans la voix.
"C'est génial d'avoir ici ma famille, mon entraîneur, mais le plus important, c'est l'amour que vous m'avez donné. C'est passé tellement vite."
A 31 ans, une autre vie commence pour Guga
.
Moins qu'un match de tennis parce que de match, il n'y en eut pas, le Français, 19e mondial, dominant aisément l'ancien triple vainqueur du tournoi 6-3, 6-4, 6-2. Plus qu'un match, car c'était le dernier de "Guga" sur la terre battue des Internationaux de France qui l'ont consacré en 1997, 2000 et 2001.
Il y eut bien, dans cette partie de moins de deux heures, quelques faux espoirs de retrouver le tennis flamboyant des belles années du Brésilien, notamment dans la deuxième manche, lorsqu'il remonta un break de retard pour égaliser à 4-4.
Mais les problèmes récurrents à la hanche qui empoisonnent la fin de carrière du joueur de Florianopolis, invité cette année par les organisateurs, ne lui autorisent aujourd'hui qu'un tennis par à coups insuffisant pour dominer le protégé de Mats Wilander (http://fr.sports.yahoo.com/te/profile/569.html).
Ces douleurs se réveillèrent d'ailleurs à la fin de la deuxième manche, lorsque Kuerten dut faire appel au soigneur pour se faire masser le dos.
Mais ce qu'attendait le public, brandissant des messages d'amour à celui qui avait dessiné un coeur sur l'ocre parisien au soir de son dernier titre, c'était surtout de pouvoir dire adieu à cet intermittent du tennis.
Pendant toute la partie, "Guga" prit ses erreurs et les carences de son jeu avec le sourire. Ses rares volées gagnantes aussi. Les larmes vinrent plus tard.
Une hola salua le dernier jeu d'une partie au goût un peu amer, alors que Kuerten massait, au changement de côté, le cou de son adversaire.
Guga sauva une balle de match avec la même liesse que s'il avait gagné le match, avant d'achever sa carrière sur une amortie ratée. Il resta longtemps prostré sous une serviette, pour savourer encore ces dernières minutes de bonheur, avant de se voir remettre par le président de la fédération française, Christian Bîmes, une tranche du court central. Une vraie tranche de vie.
"Ici, c'est ma vie, ma passion, mon amour", lança-t-il dans un français hésitant, des sanglots dans la voix.
"C'est génial d'avoir ici ma famille, mon entraîneur, mais le plus important, c'est l'amour que vous m'avez donné. C'est passé tellement vite."
A 31 ans, une autre vie commence pour Guga
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