moumou2008
01-06-2008, 13:47
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Vendredi, lors d'une conférence de presse accordée par les internationaux camerounais, Samuel Eto'o, l'attaquant du FC Barcelone, s'en est pris physiquement à un journaliste local, Philippe Boney, à qui il a infligé un coup de boule et donné plusieurs coups de poing. Une scène surréaliste, dont les images ont été confisquées par les gardes du corps, et qui résulte d'un conflit violent opposant joueurs et journalistes camerounais depuis une semaine.
En apparence, un point presse banal. Vendredi, la sélection du Cameroun organisait une conférence de presse, en prévision de la rencontre face au Cap Vert, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde et de la CAN 2010. Otto Pfister, le sélectionneur, voulait dans un premier temps boycotter l'évènement. Sous le coup d'une plainte pour "abus de confiance et menace sous condition", déposée par un agent, Fernand Taniche, le sélectionneur avait été malmené dans la semaine par la presse locale. Finalement présent, entouré de ses adjoints, Thomas Nkono et Gweha Ikouam, du gardien Carlos Kameni, du défenseur Rigobert Song et de l'attaquant Samuel Eto'o, il s'asseyait devant un parterre de journalistes hostiles, vexés du huis-clos instauré cette semaine-là.
Le mécontentement de la presse locale
"Pour vous signifier notre mécontentement, nous avons décidé de boycotter cette conférence de presse et nous nous retirons de la salle", lançait le porte-parole des journalistes. Tous les médias sortaient alors de la salle, avant d'être vertement interpelés par le numéro 9 du FC Barcelone: "Bâtards, connards, bande de vauriens, ne revenez plus jamais, je vous attend au stade, vous n'y entrerez plus jamais. Et si dans l'avenir, la Fécafoot vous laisse couvrir les rencontres des Lions, je ne porterais plus jamais ce maillot". Des propos d'une violence rare, rapportés par les journalistes camerounais présents sur place, dont Philippe Boney, journaliste à radio Siantou, pris à parti par l'ancien joueur du Real Majorque.
Eto'o s'en prend à Boney...
"Tu me connais et vous faites des choses comme ça ? On se connaît très bien non ?", questionnait Eto'o, furieux de la réaction de la presse à l'égard des Lions Indomptables. Le journaliste lui répondait alors sèchement: "Ta personne ne m'intéresse pas et je ne vois donc pas pourquoi je parlerais de toi". Samuel Eto'o se levait, avançait en direction du journaliste, avant de lui assener un coup de boule, suivis de coups de poing. Les gardes du corps de l'ancien joueur du Real Madrid, aidés de Thomas Nkono et Carlos Kameni, s'en prennaient à leur tour aux autres journalistes, confisquant leurs caméras et téléphones portables. En capitaine exemplaire, Rigobert Song tentait de ramener le calme, au moment où le sélectionneur se dérobait.
...qui porte plainte contre Eto'o
"Je ne comprends pas pourquoi il s'en prend à moi, je n'ai aucun antécédent avec Samuel Eto'o, j'entends porter plainte pour savoir vraiment ce qu'il me reproche, je n'ai pas voulu répondre parce que mon éducation ne me permet pas de faire certaines choses", déclarait Philippe Boney, dont la lèvre est enflée, les bras contusionnés, et la main gauche doublement fracturée. Voilà quatre ans, ce journaliste avait révélé avoir croisé Eto'o et Geremi lors d'une virée nocturne, la veille d'un match. Cette altercation pourrait-elle être un simple règlement de compte entre deux hommes ? Reste que les relations entre Eto'o et les médias ont souvent été houleuses. En 2005, déçu de sa 10e place au classement France Football pour le Ballon d'Or, le Lion Indomptable s'en était pris à la presse française: "Ce que ne tolèrent pas les Français, c'est qu'un Africain triomphe sans être passé par chez eux. S'ils ne sont pas contents, qu'ils aillent voir leur mère. Ceux qui ne croyaient pas en moi me lèchent le *** aujourd'hui pour une interview."
;);)
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Vendredi, lors d'une conférence de presse accordée par les internationaux camerounais, Samuel Eto'o, l'attaquant du FC Barcelone, s'en est pris physiquement à un journaliste local, Philippe Boney, à qui il a infligé un coup de boule et donné plusieurs coups de poing. Une scène surréaliste, dont les images ont été confisquées par les gardes du corps, et qui résulte d'un conflit violent opposant joueurs et journalistes camerounais depuis une semaine.
En apparence, un point presse banal. Vendredi, la sélection du Cameroun organisait une conférence de presse, en prévision de la rencontre face au Cap Vert, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du Monde et de la CAN 2010. Otto Pfister, le sélectionneur, voulait dans un premier temps boycotter l'évènement. Sous le coup d'une plainte pour "abus de confiance et menace sous condition", déposée par un agent, Fernand Taniche, le sélectionneur avait été malmené dans la semaine par la presse locale. Finalement présent, entouré de ses adjoints, Thomas Nkono et Gweha Ikouam, du gardien Carlos Kameni, du défenseur Rigobert Song et de l'attaquant Samuel Eto'o, il s'asseyait devant un parterre de journalistes hostiles, vexés du huis-clos instauré cette semaine-là.
Le mécontentement de la presse locale
"Pour vous signifier notre mécontentement, nous avons décidé de boycotter cette conférence de presse et nous nous retirons de la salle", lançait le porte-parole des journalistes. Tous les médias sortaient alors de la salle, avant d'être vertement interpelés par le numéro 9 du FC Barcelone: "Bâtards, connards, bande de vauriens, ne revenez plus jamais, je vous attend au stade, vous n'y entrerez plus jamais. Et si dans l'avenir, la Fécafoot vous laisse couvrir les rencontres des Lions, je ne porterais plus jamais ce maillot". Des propos d'une violence rare, rapportés par les journalistes camerounais présents sur place, dont Philippe Boney, journaliste à radio Siantou, pris à parti par l'ancien joueur du Real Majorque.
Eto'o s'en prend à Boney...
"Tu me connais et vous faites des choses comme ça ? On se connaît très bien non ?", questionnait Eto'o, furieux de la réaction de la presse à l'égard des Lions Indomptables. Le journaliste lui répondait alors sèchement: "Ta personne ne m'intéresse pas et je ne vois donc pas pourquoi je parlerais de toi". Samuel Eto'o se levait, avançait en direction du journaliste, avant de lui assener un coup de boule, suivis de coups de poing. Les gardes du corps de l'ancien joueur du Real Madrid, aidés de Thomas Nkono et Carlos Kameni, s'en prennaient à leur tour aux autres journalistes, confisquant leurs caméras et téléphones portables. En capitaine exemplaire, Rigobert Song tentait de ramener le calme, au moment où le sélectionneur se dérobait.
...qui porte plainte contre Eto'o
"Je ne comprends pas pourquoi il s'en prend à moi, je n'ai aucun antécédent avec Samuel Eto'o, j'entends porter plainte pour savoir vraiment ce qu'il me reproche, je n'ai pas voulu répondre parce que mon éducation ne me permet pas de faire certaines choses", déclarait Philippe Boney, dont la lèvre est enflée, les bras contusionnés, et la main gauche doublement fracturée. Voilà quatre ans, ce journaliste avait révélé avoir croisé Eto'o et Geremi lors d'une virée nocturne, la veille d'un match. Cette altercation pourrait-elle être un simple règlement de compte entre deux hommes ? Reste que les relations entre Eto'o et les médias ont souvent été houleuses. En 2005, déçu de sa 10e place au classement France Football pour le Ballon d'Or, le Lion Indomptable s'en était pris à la presse française: "Ce que ne tolèrent pas les Français, c'est qu'un Africain triomphe sans être passé par chez eux. S'ils ne sont pas contents, qu'ils aillent voir leur mère. Ceux qui ne croyaient pas en moi me lèchent le *** aujourd'hui pour une interview."
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